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They have happy jobs!
Posted by missphilomene in In English, La minute de Miss Philomène on October 16, 2012
Life is too short for the wrong job
Part 1 : cleaning restrooms – Starring Valerie
Do you know anything more disgusting than cleaning public restrooms?
Part 2 : flight announcement – Starring David
Do you know anything more annoying than announcing in-flight safety rules?
Part 3 : selling fishes – Starring Pike Place’s guys
Do you know anything colder than selling fishes in an open market?
Part 4 : being a dentist – Starring Ryan
Do you know anything more depressive than being a dentist?
Do you have more examples?
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I’m chief Happiness Officer. My employees’ happiness is my business.
Posted by missphilomene in In English, La minute de Miss Philomène on October 7, 2012

Chief Happiness Officer.
What? Chief Happiness Officer? Uh?
My job title seems to create some echoes within my LinkedIn connections. Is it another crazy idea? Is it a marketing buzz?
Nope. It’s my daily business.
Managing people is much broader than “pay and administration”. From individual development to performance management, from building values to monitoring KPI’s, from communicating on social media to building trust in my relationships with union reps, the scope the “HR” job is everything but a spreadsheet monkey’s one.
This is why I’m not Director of Administrative Affairs.
We are people. We are not resources. We like to be treated as a person and this is absolutely legitimate. Signing an employment agreement with an employer doesn’t mean : “throw your brain and your heart into the trash can. These are useless here”. We are people with thoughts, feelings and talents. We have up and downs but most of the time, we are motivated people if we find the right opportunities to deliver results with our talents and capabilities.
This is why I’m not Human Resources Manager.
We are a team. We are not a human capital. We are not, together, the sum of each individual human resources. We can’t, as person or as a group of persons, be considered like a capital that has to deliver a double digit return ever quarter.
This is why I’m not a Human Capital Director.
Happier people are performing better. They are healthier. They are less stressed. They are more creative. They dare more. They connect to more people. They enjoy to be considered as people and behave with respect towards other. They spread their happiness around them. They shine.
Giving freedom to people, considering them as adults, allowing people to work in team, asking people and the team to be accountable of their choices, trusting people and being.
As “boss”, behaving like a resource to the team, to provide guidance, to give support, to listen and help. Putting the team first. Being “egoless”.
All these small, easy steps improve the performance and the profitability of the organization. And makes happier colleagues.
Freedom + Responsibility = Happiness + Performance.
This is why I’m Chief Happiness Officer.
My job is about building strong and shared values, about encouraging trust and developing wise leaders, about monitoring results and not time neither presence. My job is to create the conditions within the organization making people happier and more productive.
If my colleagues are happier (and thus more productive), our customers/citizens are happier (and then come back to us).
If we deliver a better service or if we produce more, we improve the Key Performance Indicators. We have then happier shareholders / stakeholders.
This is why I’m happy to be Chief Happiness Officer.
T’occupe pas de mon bonheur, Johnny!
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on May 17, 2012
De mémoire de quadra, la première boîte qui a institué le bonheur comme core business, c’est le Club Med. “Le bonheur, si je veux”. “Waar alles mag en niets moet”. Et c’était totalement cohérent puisque le bonheur des Gentils Membres était totalement pris en charge par les Gentils Organisateurs. C’est vrai que derrière le rideau, le bonheur était peut-être moins palpable pour ces jeunes et moins jeunes corvéables à merci. Mais c’était leur choix : personne ne les avait forcés à bosser au Club. Il y avait la fierté de faire partie de la Grande Famille. Le plaisir pour certains de pouvoir instituer sa passion (sport, détente, s’occuper des enfants, …) comme gagne-pain dans des endroits plutôt très sympathiques.
Belgique. 17 mai 2012. 8°.
Retour en 2012. Mois de mai pourri en Belgique. Le Bonheur est un sujet chaud comme la braise qui couve dans nos cheminées (à défaut de se trouver dans des BBQ). En ce jour de congé, je travaille sur la communication de la prochaine Summerschool du SPF Sécurité Sociale. Au programme : my hapiness @ work (#happySS12). On en fait déjà beaucoup pour nos collaborateurs: télétravail jusqu’à 3jours / semaine, du cinéma sur le temps de midi, environnement de travail flexible, la liberté d’utiliser les media sociaux, la possibilité d’assister à des activités sportives, culturelles, récréatives, de prendre soin de sa santé en faisant un check up annuel, workshop my energy, … Et ça rapporte : une augmentation de 20% de la productivité avec un effectif en décroissance, 88% de collaborateurs satisfaits à très satisfaits de travailler au SPF, 50% en plus que nos collègues du fédéral de femmes à des fonctions élevées, de looongues listes de candidatures spontanées. Tout n’est pas rose, bien sûr. Mais la philosophie maison “liberté + responsabilité = performance + bonheur” s’enracine lentement et sûrement dans notre culture d’entreprise. Donc cet été, focus sur la façon dont moi (collaboratrice), je peux améliorer mon bonheur au travail. Parce que j’en suis aussi responsable et finalement bien plus que mon boss et mon organisation. My happy summerschool se construit et on va s’amuser en travaillant.
La Poste et mon bonheur? WTF???
Petit break. Je m’arrête pour aller chercher le courrier. Et là, bPost me foire mon début de matinée. bPost qui met dans notre boîte aux lettres son nouveau magazine “bHappy”. Déjà que je n’ai rien demandé…

J’entame la lecture et l’écoeurement se fait sentir quand Johnny Thijs, le patron de notre poste belge, dit vouloir me rendre ma vie plus belle, plus facile, plus agréable… Johnny, si tu veux vraiment faire cela, aide-nous à réduire la fracture numérique en Belgique. Eduque les sociétés (privées ou publiques) à ne plus émettre des factures papiers mais à tout envoyer en courrier électronique. Incite l’administration à utiliser l’email. Aide la population à appréhender le monde digital. Tu imagines le gain de productivité, d’efficacité et l’impact écologique positif? Ca ce serait un vrai beau challenge qui me rendrait la vie plus belle, plus facile, plus agréable. D’accord, on est loin de ton core business (être l’opérateur postal le plus fiable et le plus rapide) mais ne serait-il pas temps de le challenger, ce core business?
Je continue à feuilleter. Et je tombe sur une collaboration inédite à mes yeux: bPost et le MR de Wavre qui s’entendent pour diaboliser les media sociaux.
On retrouve en effet, au sein du magazine bHappy un petit flyer des jeunes du MR de Wavre qui veulent expliquer à la population de ma nouvelle patrie en quoi les media sociaux sont un danger pour les enfants et les adultes, quelles sont les arnaques et les risques liés à l’abus de droit à l’image. Ha ben oui, soyons logiques : les media sociaux impactent probablement une part non négligeable du core business de la poste. Mais qu’est-ce que c’est que cette démarche démagogique, manipulatrice et carrément malsaine?
Qui suis-je pour faire la leçon?
Personne. Une citoyenne lambda. Une fonctionnaire (oui, oui) qui a envie de développer un patrimoine humain plutôt que de gérer des ressources humaines. Une fonctionnaire qui croit fermement dans l’obligation de responsabilité sociétale des institutions (semi-) publiques. Une utilisatrice forcée et contrainte de la Poste. Mais je suis aussi quelqu’un qui est intimement convaincu qu’on est plus efficace dans sa vie en étant heureux. Et qui s’insurge quand le Bonheur est utilisé à des fins purement marketing, sans vraie politique cohérente (interne et externe) derrière. Alors, c’est vrai, Johnny. Tu m’expliques en page 6 que bPost a une politique 4P : planète, people, proximité, papier et que tu es très fier des résultats. Mais éditer un magazine papier, quadri, toute boîte qui s’appelle bHappy… tu excuseras mon incrédulité quant à l’impact positif sur le papier (même avec un logo FSC) et la planète. Surtout quand, comme moi, tu te rends plusieurs fois, à des jours et des heures différentes dans le bureau de poste de ta région et que ça ne respire pas vraiment le bonheur…
Je suis dure. Je sais. Mais quand on se targue de vouloir faire le bonheur de ses clients, de ses collaborateurs, on le fait vraiment. Comme Zappos, qui ne vend pas des chaussures à ses clients mais qui délivre du bonheur. Voilà comment ça se traduit : http://www.deliveringhappiness.com/ et voilà où ça se voit sur la Zappos map. Ca vaudrait la peine, Johnny, que tes collaborateurs et toi vous jetiez un oeil sur leur site, vous vous connectiez à eux sur Facebook ou sur Twitter. Je te rassure, on ne va pas voler ton identité et il n’y a pas d’arnaque… juste une occasion d’apprendre comment on s’occupe vraiment du bonheur de ses clients et collaborateurs. C’est une superbe opportunité de partager et d’échanger des messages. Gratuitement. Rapidement. Fiablement. Et sans timbre.
Allez, sans rancune, Johnny. Et surtout et bHappy…
