Archive for category Mood of the day
T’occupe pas de mon bonheur, Johnny!
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on May 17, 2012
De mémoire de quadra, la première boîte qui a institué le bonheur comme core business, c’est le Club Med. “Le bonheur, si je veux”. “Waar alles mag en niets moet”. Et c’était totalement cohérent puisque le bonheur des Gentils Membres était totalement pris en charge par les Gentils Organisateurs. C’est vrai que derrière le rideau, le bonheur était peut-être moins palpable pour ces jeunes et moins jeunes corvéables à merci. Mais c’était leur choix : personne ne les avait forcés à bosser au Club. Il y avait la fierté de faire partie de la Grande Famille. Le plaisir pour certains de pouvoir instituer sa passion (sport, détente, s’occuper des enfants, …) comme gagne-pain dans des endroits plutôt très sympathiques.
Belgique. 17 mai 2012. 8°.
Retour en 2012. Mois de mai pourri en Belgique. Le Bonheur est un sujet chaud comme la braise qui couve dans nos cheminées (à défaut de se trouver dans des BBQ). En ce jour de congé, je travaille sur la communication de la prochaine Summerschool du SPF Sécurité Sociale. Au programme : my hapiness @ work (#happySS12). On en fait déjà beaucoup pour nos collaborateurs: télétravail jusqu’à 3jours / semaine, du cinéma sur le temps de midi, environnement de travail flexible, la liberté d’utiliser les media sociaux, la possibilité d’assister à des activités sportives, culturelles, récréatives, de prendre soin de sa santé en faisant un check up annuel, workshop my energy, … Et ça rapporte : une augmentation de 20% de la productivité avec un effectif en décroissance, 88% de collaborateurs satisfaits à très satisfaits de travailler au SPF, 50% en plus que nos collègues du fédéral de femmes à des fonctions élevées, de looongues listes de candidatures spontanées. Tout n’est pas rose, bien sûr. Mais la philosophie maison “liberté + responsabilité = performance + bonheur” s’enracine lentement et sûrement dans notre culture d’entreprise. Donc cet été, focus sur la façon dont moi (collaboratrice), je peux améliorer mon bonheur au travail. Parce que j’en suis aussi responsable et finalement bien plus que mon boss et mon organisation. My happy summerschool se construit et on va s’amuser en travaillant.
La Poste et mon bonheur? WTF???
Petit break. Je m’arrête pour aller chercher le courrier. Et là, bPost me foire mon début de matinée. bPost qui met dans notre boîte aux lettres son nouveau magazine “bHappy”. Déjà que je n’ai rien demandé…

J’entame la lecture et l’écoeurement se fait sentir quand Johnny Thijs, le patron de notre poste belge, dit vouloir me rendre ma vie plus belle, plus facile, plus agréable… Johnny, si tu veux vraiment faire cela, aide-nous à réduire la fracture numérique en Belgique. Eduque les sociétés (privées ou publiques) à ne plus émettre des factures papiers mais à tout envoyer en courrier électronique. Incite l’administration à utiliser l’email. Aide la population à appréhender le monde digital. Tu imagines le gain de productivité, d’efficacité et l’impact écologique positif? Ca ce serait un vrai beau challenge qui me rendrait la vie plus belle, plus facile, plus agréable. D’accord, on est loin de ton core business (être l’opérateur postal le plus fiable et le plus rapide) mais ne serait-il pas temps de le challenger, ce core business?
Je continue à feuilleter. Et je tombe sur une collaboration inédite à mes yeux: bPost et le MR de Wavre qui s’entendent pour diaboliser les media sociaux.
On retrouve en effet, au sein du magazine bHappy un petit flyer des jeunes du MR de Wavre qui veulent expliquer à la population de ma nouvelle patrie en quoi les media sociaux sont un danger pour les enfants et les adultes, quelles sont les arnaques et les risques liés à l’abus de droit à l’image. Ha ben oui, soyons logiques : les media sociaux impactent probablement une part non négligeable du core business de la poste. Mais qu’est-ce que c’est que cette démarche démagogique, manipulatrice et carrément malsaine?
Qui suis-je pour faire la leçon?
Personne. Une citoyenne lambda. Une fonctionnaire (oui, oui) qui a envie de développer un patrimoine humain plutôt que de gérer des ressources humaines. Une fonctionnaire qui croit fermement dans l’obligation de responsabilité sociétale des institutions (semi-) publiques. Une utilisatrice forcée et contrainte de la Poste. Mais je suis aussi quelqu’un qui est intimement convaincu qu’on est plus efficace dans sa vie en étant heureux. Et qui s’insurge quand le Bonheur est utilisé à des fins purement marketing, sans vraie politique cohérente (interne et externe) derrière. Alors, c’est vrai, Johnny. Tu m’expliques en page 6 que bPost a une politique 4P : planète, people, proximité, papier et que tu es très fier des résultats. Mais éditer un magazine papier, quadri, toute boîte qui s’appelle bHappy… tu excuseras mon incrédulité quant à l’impact positif sur le papier (même avec un logo FSC) et la planète. Surtout quand, comme moi, tu te rends plusieurs fois, à des jours et des heures différentes dans le bureau de poste de ta région et que ça ne respire pas vraiment le bonheur…
Je suis dure. Je sais. Mais quand on se targue de vouloir faire le bonheur de ses clients, de ses collaborateurs, on le fait vraiment. Comme Zappos, qui ne vend pas des chaussures à ses clients mais qui délivre du bonheur. Voilà comment ça se traduit : http://www.deliveringhappiness.com/ et voilà où ça se voit sur la Zappos map. Ca vaudrait la peine, Johnny, que tes collaborateurs et toi vous jetiez un oeil sur leur site, vous vous connectiez à eux sur Facebook ou sur Twitter. Je te rassure, on ne va pas voler ton identité et il n’y a pas d’arnaque… juste une occasion d’apprendre comment on s’occupe vraiment du bonheur de ses clients et collaborateurs. C’est une superbe opportunité de partager et d’échanger des messages. Gratuitement. Rapidement. Fiablement. Et sans timbre.
Allez, sans rancune, Johnny. Et surtout et bHappy…
La leçon de Myrna.
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on May 6, 2012
Il y a quelques mois, j’ai rencontré Myrna lors de session de speednetworking organisée par alterforHum à l’occasion des European Job Days de Jump. L’idée de ce speednetworking est de conseiller des personnes de plus de 45 ans qui souhaitent faire rebondir leur carrière. Myrna, ce jour là, est entrée dans ma vie comme un tourbillon de dynamisme et de volonté.
Myrna est une journaliste américaine qui a été nominée au début des années 80 pour le Prix Pultizer d’investigation. Elle vit maintenant en Italie, où elle a repris des études d’abord en 89-90 pour pouvoir maîtriser l’italien puis au début des années 2000 pour être professeur certifiée d’anglais et ainsi pouvoir enseigner dans les universités italiennes. Myrna a également de très bonnes compétences en traduction et ghost writing, job qu’elle exerce en free-lance. Mais Myrna est aussi et surtout entrepreneuse. Elle crée des projets éducatifs pour apprendre aux enfants les aspects multiculturels de notre vie moderne et elle est auteurs de livres pour enfants pour leur donner une autre approche de la linguistique. Malheureusement, ces projets n’offrent pas à Myrna ce à quoi elle aspire : de la stabilité et une vue à long terme.
Rien que de très banal… combien y a-t-il de Myrna sur notre planète?
Mais Myrna n’est pas banale. Quitter les US et adopter la nationalité italienne n’est pas non plus dans l’ordre logique des choses. La plupart des démarches se font généralement en sens inverse.
Quitter le journalisme, après avoir été nominée pour le prix le plus prestigieux de la profession, c’est aussi un sacré choix de carrière.
Mais toute la banalité qu’on pourrait imaginer dans le profil de Myrna s’envole quand on la rencontre. Lorsque j’ai eu la chance de faire sa connaissance, Myrna avait 63 ans et une envie folle de retrouver un job à plein temps. Elle déborde de dynamisme, de souplesse intellectuelle, d’énergie, d’envies, de besoin de continuer à se réaliser. Myrna, c’est un vrai soleil avec la tête bien posé sur ses épaules.
Myrna avait une question à laquelle je ne trouve aucune réponse, malgré le grand réseau dont je peux me targuer. Myrna se demande QUI pourrait bien lui donner un job, sous contrat, en durée indéterminée alors qu’elle a 63 ans. Qui? Personne.
Aujourd’hui, Myrna m’a écrit quelques lignes, comme elle a l’habitude de le faire tous les 2-3 mois. Elle a pris une décision. Elle arrête de remuer terre et ciel, de sauter dans un avion ou un train pour aller passer une interview ici où là. Elle arrête de mettre de l’espoir et de l’énergie dans la recherche d’un employeur qui ne voit finalement que son âge et le fait qu’elle sera retraitée dans quelques mois. Mais Myrna ne veut pas être retraitée. Myrna VEUT travailler. Myrna veut continuer à se réaliser. Mais pas à n’importe quel prix
“I was thinking, “If I were to leave the planet tomorrow, all I would
have to show would be some creative projects, my linguistics book,
and hundreds of job application cover letters.” Yikes! This is not
what my life is about.”
Myrna va donc continuer à se battre pour faire vivre ses projets éducatifs et a entrepris des contacts pour que ces livres pour enfants soient portés à la télé afin d’avoir un peu plus d’impact.
Ce petit bout de bonne femme est une des personnes les plus rayonnantes qu’il m’est été donné de rencontrer. Son propos est tellement juste : que voulons-nous laisser? Quelle trace?
Myrna, je te dis MERCI.
Merci de me démontrer à chacun de tes emails que l’âge ne doit pas avoir d’incidence sur les rêves d’une vie. Qu’à l’aube d’une retraite règlementaire méritée, tu envoies valser le système pour continuer à te réaliser. J’espère avoir, à ton âge, ton sourire, ton dynamisme et ton énergie. Tu es un exemple pour moi, Myrna.
Let’s always keep in touch! You spread happiness around you and you make me happy.
Décider de ne pas décider, est-ce décider?
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on April 18, 2012

Depuis quelques temps les réunions où on ne décide de rien s’enchaînent et se ressemblent. La dite réunion se termine juste sur la fixation d’une nouvelle réunion pour… voir ce qu’on pourra éventuellement décider. Cette façon de faire est-elle la preuve d’une gestion responsable?
Bonne question.
Il n’y a pas que dans le microcosme social et professionnel dans lequel j’ai la chance d’évoluer que cette façon de faire me frappe. J’ai l’impression que le monde navigue sur une mer d’incertitudes avec nonchalance, attendant d’être au calme, au sec et au port pour tirer des bilans, revoir des stratégies et enfin décider. Mais y a-t-il seulement encore un port? Je ne pense pas. Notre monde est de plus en plus volatile, incertain, mouvant. Il faut absolument développer sa capacité à être agile et à saisir la balle au bond. Et donc, à décider vite et bien, en mesurant les risques et en… assumant les conséquences.
Certes, il est sage de ne pas confondre urgence et précipitation. Mais à moins d’être un adepte du “faire et défaire, c’et toujours travailler”, du “il faut décider en connaissance de cause”, d’être atteint(e) de réunionite aigüe et d’aimer ça, il y a de quoi devenir légèrement impatient(e) quand les semaines perdues se suivent inexorablement et que les conséquences de cette inaction finissent par se déchaîner. Ou que tout simplement, les opportunités se ratent.
Pourquoi ne pas décider?
1. Manque d’éléments pour pouvoir prendre une décision. Ca, c’est une raison valable. Mais c’est aussi un signe que la réunion est mal préparée. Ou que la réunion n’est pas une réunion de décision mais une réunion de préparation. Dans ce cas, il suffit juste d’être clair sur l’objectif afin d’éviter toute frustration et il n’y aura pas de mal.
2. Manque de courage. Et oui, nous sommes belges. Et oui, nous avons le consensus inscrit dans nos gênes. Mais bon, gérer c’est décider. Et on ne peut pas plaire à tout le monde. Donc un peu de courage que diable. Assumons nos positions, nos idées, nos projets et tranchons.
3. Manque de contacts sociaux. Se réunir, c’est se rencontrer. J’en viens à me demander si les personnes atteintes de réunionite aiguë ne sont pas en fait en manque de contacts sociaux réels. Cela pourrait justifier cet inlassable renvoi de la décision aux calendes grecques.
4. Manque de clarté dans la délégation du pouvoir de décision. Qu’y a-t-il de plus frustrant que de faire des réunions avec des personnes qui, aussi sympathiques soient-elles, ne peuvent pas décider. O rage. O temps perdu ennemi.
Quelle que soit la raison, décider de ne pas décider, c’est peut-être décider dans une micro mesure mais ce n’est pas gérer de façon efficace. C’est reporter à plus tard une décision qui devra de toute façon être prise. C’est mettre en suspend des ressources, des compétences, du temps, de l’argent qui pourrait être consacrer à atteindre des résultats, à relever des défis, à faire avancer le schmilblik.
Alors, soyons courageux. Décidons.
Et continuons à rayonner de bonheur autour de nous.
Et demain, c’est lundi…
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on March 18, 2012
Pour beaucoup d’entre nous, le dimanche soir a souvent un petit avant-goût de lundi matin. Check de l’email professionnel. Vérification de l’agenda. Préparation mentale des grosses réunions à venir. Inventaires des merdouilles et autres contrariétés qu’on voit déjà arriver. Le stress monte, la posture mentale défensive s’enclenche et l’ambiance se pourrit. On se calme. On respire. Et on voit la vie du bon côté…
Pourquoi faut-il considérer le lundi comme un obstacle permanent à son bonheur?
Je suis mille fois d’accord : le réveil qui sonne à 5h, 6h ou 7h après 2 jours de semi-grasse matinée jusque 8h30, ce n’est pas pour mettre de bonne humeur. Mais boulot ou pas, dès qu’il y a des enfants, de toute façon le réveil sera matinal pour faire face au stress de la mallette, du sac de piscine, des tartines-boissons-10 heures… Tout cela n’a rien à voir avec le boulot. Ce n’est donc pas nécessaire de se lancer dans une diatribe contre son boss, ses collaborateurs, ses clients, ses fournisseurs. On assume sa descendance (en silence si possible). Et on se réjouit de pouvoir aimer fort nos petites têtes blondes.
Bien sûr, le stress du dimanche soir, c’est parfois aussi l’angoisse de devoir affronter un monde (professionnel) qui n’est pas toujours top. Mais si cela dure, le choix de notre job, nous en sommes responsables, non? Si ce job (horaire, lieu, contenu, structure, …) est vraiment trop pénible, on a le droit d’en changer, non? Nous sommes donc d’accord. Il n’y a pas de quoi en faire un fromage le dimanche soir à longueur d’années. On se bouge si ça ne va pas.
Et puis, une fois arrivés au bureau, la tasse de café/thé fumant dans la main et l’index sur le bouton “start” du PC, nous sommes finalement heureux de retrouver nos collègues. Faire un tour de papote sur les événements ou non-événements du week-end. Commenter l’actualité. Prendre des nouvelles. Nous les aimons aussi nos collègues. Sinon, cela fait déjà longtemps qu’on aurait changé d’équipe, non? Donc nous sommes aussi d’accord. Il n’y a pas non plus de quoi en faire un fromage le dimanche soir à longueur d’années.
Alors, restons cool. Soyons la zenitude incarnée. Faisons des vacances à nos familles, nos enfants, nos conjoints. Arrêtons de commencer à bosser le dimanche soir. Clôturons la semaine précédente par un rapide coup d’oeil sur la semaine à venir. Pour la plus part d’entre nous, peu d’emails tombés le dimanche après-midi sont en mesure de changer la face du monde sur la nuit de dimanche à lundi. Et si bosser le dimanche fait le bonheur de certains, il faut apprendre qu’il n’en est pas toujours de même pour tout le monde. On respecte le weekend des autres, dimanche soir inclus.
C’est cela aussi rayonner de bonheur autour de soi : regarder la vie du bon côté le dimanche soir et en profiter.
Quand ça veut pas, ça veut pas.
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on February 29, 2012
Il y a des jours où rien ne va. La moindre contrarité s’abat tel un toit de tuiles provençales sur une tête déjà bien douloureuse. Tout va de travers et le fait de lire les questions à moitié et de répondre à côté de la plaque n’arrange rien à la situation. Tout comme le fait d’entendre à moitié les arguments de son interlocuteur et donc de s’énerver pour un rien. Et donc… que faire?
Help.
0. “Never explain, never complain” se plait à répéter l’aristocratie. Ca doit être pour ça que je ne suis pas aristocrate. Ca ne va pas, ça ne va pas. Je le dis, ça se voit et parfois, ça s’entend (ou pas si c’est une version “grève de l’image et du son”, ce qui est d’autant plus inquiétant).
1. Inspirez. Exspirer. Inspirez. Expirez. Inspirez à fond. Expirez à fond. Ca va déjà un peu mieux non? Non? Re-essayez. Passez au point 2 quand vous sentez que ça marche.
2. Arrêtez de faire ce que vous faites et octroyez vous un break. Si vous passez sur Facebook ou Twitter, lâchez la pression avec modération. Les paroles s’envolent, les écrits restent. Et sur le web, ils sont même gravés dans le marbre virtuel.
3. Si vous avez le temps, attendez que ça passe. Ca passe toujours. Et entretemps, faites autre chose, quelque chose qui vous fasse vraiment plaisir, qui vous change les idées, qui fasse renaître en vous l’envie de… l’envie, quoi.
4. Au passage de votre cyclône colérique, vous avez probablement heurté l’une ou l’autre âme sensible. N’hésitez pas à vous excuser. C’est bien la moindre des choses. Ni vos collègues, ni vos proches ne sont payés pour supporter votre mauvaise humeur.
5. Une fois au calme, repassez l’enchaînement des événements dans votre tête. Essayez de mettre le doigt sur ce qui a créé la détérioration de votre humeur pourtant si rayonnante. Vous avez trouvé? Super, vous êtes maintenant en mesure d’anticiper la crise lors de la prochaine chute de tuiles. Et, à défaut de l’éviter, vous la verrez arriver
Bon, sur ce, je vous laisse. J’ai un billet à relire à partir du point 0.
Et heu… rayonnez de bonheur autour de vous. Vous ferez mon bonheur!
Je suis naïve mais je me soigne!
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on February 12, 2012
Si je vous dis “enfance”, il y a 9 chances sur 10 pour que les émotions qui naissent spontanément en vous soient positives : douceur, rires, couleurs, enthousiasme, amitiés fortes, chuchotements, farces, sucreries, … Et souvenirs d’une certaine insouciance, d’une douce naïveté. On fait naturellement confiance aux adultes, à nos amis parce qu’on ne peut pas concevoir qu’ils se jouent de nous, qu’il nous manipulent ou d’être un pion sur leur échiquier.
Puis on grandit. On apprend que la confiance, c’est bien beau mais c’est une notion toute relative et particulièrement subjective. La confiance, c’est aussi superbe, fragile et finalement commun qu’un coquelicot qui s’épanouit. On grandit et on apprend que la manipulation est une réalité dans les relations interpersonnelles, qu’elle soit plus ou moins consciente, plus ou moins malveillante. On grandit et on apprend que si on veut survivre dans cette jungle humaine, où les plus manipulateurs sont rarement pénalisés, il faut bien s’adapter.
Je te tiens, tu me tiens, le premier qui rira…
Et pour s’adapter, il n’y a pas 42 solutions : ou on devient réaliste – cynique – sarcastique, ou on devient manipulateur, ou on reste le dindon de la farce ou on devient extrêmement pointilleux sur le choix de ses relations.
Mais quoi qu’il en soit, adieu le naturel. Bonjour les grands calculs: “Qu’est-ce qu’il me veut? Que puis-je retirer d’elle? Où est son intérêt? Que puis-je y gagner?”
Manifestement, tout le monde – ou presque, est comme ça, devient comme ça.
D’autant plus que méfiance et l’abus de confiance sont 2 mamelles de notre activité économique. Imaginez la part du business traitée par des armées d’avocats, de notaires, d’huissiers, l’univers de la justice, les curés, les syndicats, les fabricants de système antivols, les concepteurs de système de contrôle et de surveillance et tant d’autres dont la défiance, la méfiance et l’abus de confiance sont le fond de commerce. Et c’est sans compter la majorité des politiciens dont l’essence-même est d’oublier tout concept de confiance.
Nous voilà donc condamnés socialement à cultiver la méfiance juste pour rester dans la norme. Nous voilà donc condamnés à rester autant que possible heureux en fermant les yeux, en acceptant, en ignorant, en s’adaptant… Et tant pis pour ceux qui résistent. Ils sont malheureux et se sentent stupides quand pour la xème fois, ils prennent conscience d’avoir été abusés.
Et pourtant…
G. Roussel énonce un brin de vérité dans la chanson “Il y a” : “voir les choses telles qu’elles sont en se demandant pourquoi. Voir les choses telles qu’elles pourraient être en se demandant pourquoi pas”.
C’est au premier des deux qui prendra un risque incalculable : faire un premier tout petit pas pour montrer par A+B qu’il est digne de confiance. Et à chacun de faire tous les efforts du monde pour le rester. Il ne suffit pas de mettre sur la table des preuves de sa bonne réputation (mais nous savons tous qu’il est possible d’acheter sa réputation)… Il faut VIVRE au quotidien le fait d’être digne de confiance.
C’est dans son comportement avec ses proches, avec ses amis, avec ses collègues, avec sa hiérarchie, ses collaborateurs, avec ses clients, ses fournisseurs, ses voisins… qu’on se révèle digne de confiance. C’est un vrai outil de 360°, la confiance. Etre un “role model”, être parent, être conjoint(e), être un ami, être partenaire… c’est un combat au quotidien. Ce n’est pas un passe-temps. La confiance, ce n’est pas un pot de poudre de perlin-pinpin qu’on prend sur l’étagère, dont on saupoudre à loisir ses relations et dont on assure le réassort en faisant ses courses au supermarché.
Par conséquent, même si la vérité peut faire mal, elle est bien plus salutaire à toute forme d’hypocrisie sociale. Si les objectifs finaux peuvent ne pas coller à sa vision des choses, les énoncer clairement est préférable à toute forme de manipulation.
Un peu de sincérité dans ce bas monde ne ferait pas de tort. Mais qu’il est dur d’être toujours sincère. Le chemin est long parfois escarpé, parfois aride mais il en vaut certainement la peine. Et je suis bien consciente que ma route est encore longue…
« En permettant aux uns de duper les autres, la naïveté est un élément trop capital du bonheur humain, pour qu’on ne lui doive pas de l’indulgence.” >Henry de Montherlant

Un âne ne bute pas deux fois sur la même pierre.
Heureusement, en matière de confiance, il est une petite population d’êtres humains qui a conservé d’une vie ancienne, le gêne récessif de l’âne têtu qui buttera encore et encore sur la pierre de la confiance. Et le fait de buter ne l’empêchera pas d’accorder sa confiance encore et encore. Et de laisser vivre cette enfantine naïveté qui fait voir dans ses congénères des personnes qui restent dignes de confiance.
Rayonnez de bonheur autour de vous. Parce que la vie le vaut bien.
Thèse – Antithèse – Synthèse – Foutaise?
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on February 8, 2012
Lorsque j’étais ado, je rêvais d’être journaliste. Trouver un sujet. Chercher toutes les infos. Poser les arguments pour et contre. Et conclure. La joie de rédiger. La satisfaction d’échanger. La fierté d’être lue. Le bonheur d’être commentée. Puis mon père m’en a fermement dissuadée, arguant que ce n’était pas un métier que d’aller fouiller dans des poubelles. Pendant des années, j’ai été en colère contre sa décision. Puis, on grandit. On murit. Et sans pour autant donner raison, on apprend à décoder les media…
Coucher son opinion par écrit, c’est assumer une responsabilité
Un blog, c’est finalement une forme d’exutoire à ce rêve d’enfance. A la seule différence qu’avant de publier, vous n’êtes soumis qu’à la seule critique de votre conscience. Et que vous portez seul(e) la responsabilité de vos propos.
Lorsque l’on est journaliste, que ce soit en presse écrite ou télévisuelle, on est normalement visé par un comité de rédaction, par une équipe rédactionnelle. Et par une éthique professionnelle. Je croyais que le sacro saint “thèse – antithèse – synthèse” était le fondement-même d’un travail rédactionnel de qualité. Je croyais que c’était autant d’éléments qui assurent normalement la qualité du travail d’investigation et de rédaction. Que je croyais… mais j’avais oublié qu’il fallait laisser croire les béguines.
La partialité journalistique est un danger pour la démocratie.
Deux fois en huit jours. DEUX fois en huit jours, j’ai personnellement – tant à titre privé que professionnel – été directement témoin de ce que j’exècre le plus dans l’être humain : la mauvaise foi et la manipulation. Rien d’exceptionnel. Normalement c’est plusieurs fois par jour, me direz-vous.
Certes. Mais quand cette mauvaise foi et cette manipulation sont les armes de journalistes, ces deux comportements déviants de la nature humaine deviennent des armes de destruction massive.
Comment peut-on se regarder dans la glace, dans le fond des yeux lorsqu’on sort des propos de leur contexte pour faire coller la réponse à d’autres questions? Comment peut-on être fiers de son travail quand l’antithèse consiste en moins d’une minute sur 90 minutes de reportage? Comment peut on jurer de son impartialité en relayant les propos d’une organisation syndicale en étant soi-même journaliste ET représentant officiel de la même obédience syndicale? Je pose un regard perplexe et j’ai du mal à réprimer l’écoeurement qui me gagne.
C’est tellement simple d’appuyer sur “enter”…
Un article. Des articles. Une émission. Des rediffusions. Des dizaines de commentaires, de tweets, de posts. Finalement… quelle importance? C’est juste une tempête dans un verre d’eau médiatique qui se remplit inlassablement, chaque jour, d’un nouveau flot de nouvelles généralement nauséabondes et orientées. Le peuple oublie si vite. Retient si peu. Pourquoi se tracasser? C’est vrai… pourquoi?
Mais tout simplement parce que, messieurs les journalistes (oui, seulement des hommes impliqués dans les deux cas présents) et messieurs les responsables de l’information qui ne vous embarrassez pas d’états d’âme inutiles, derrière ces propos – à la limite de la diffamation – que vous propagez avec le sentiment du devoir accompli, il y a des hommes et des femmes. Des êtres humains qui donnent le meilleur d’eux pour faire avancer la Société. Qui se battent pour faire de notre quotidien, un mieux ou un moins pire pour parler votre langage.
C’est tellement simple de d’abîmer d’un simple clic ce que certains construisent au quotidien, avec des moyens généralement limités.
C’est tellement plus simple de critiquer que d’entreprendre. C’est tellement simple d’assister en inspecteurs des travaux finis. Ce que vous faites, messieurs, ce n’est que de la destruction.
Destruction de l’image de ceux qui se trouvent injustement attaqués. Destruction de leur confiance en eux, en leur combat, en leur boulot quotidien, en leurs actes. Et que vos “enquêtes” mènent à un déchaînement d’arguments fallacieux. Destruction de l’enthousiasme à poursuivre leurs objectifs, destruction de l’énergie positive à innover.
C’est tellement simple de critiquer, en ayant pour soi la puissance de media majeurs, sans donner le droit de réponse ou, en le diffusant de telle façon qu’il n’aura de toute façon, aucune incidence sur l’opinion qui s’est faite. C’est tellement simple…
Ce que l’on fait dans sa vie, résonne dans l’éternité (Gladiator)
Parce que nos actions sont finalement plus importantes que vos quelques lignes ou ces quelques images, nous continuerons. Il est essentiel de continuer à se battre pour des causes que l’on croit justes (sentiment très subjectif, j’en conviens). Il est vital de continuer d’impulser au sein des organisations des innovations, des changements, des nouveautés.
Et oui, je continuerai à vous lire et à vous regarder. Mais, plus que jamais, mon sens critique sera aiguisé. Plus que jamais, je chercherai à comprendre ce qu’il y a derrière vos jugements unilatéraux. Vous m’aidez donc à m’améliorer. Je vous en remercie.
Et quoi qu’il en soit, rayonnez de bonheur autour de vous. Parce que vous aussi, vous le valez bien.
You know what? I’m happy.
Posted by missphilomene in In English, Mood of the day on April 7, 2011
Today, I had my quarterly meeting with my whole team.
Nothing exceptional, would you say. And you’re right. Except the fact that…
A few weeks ago, I sent a short message to my team : what do you want to discuss? What kind of funny activities would you enjoy? Based on 2 out my 5 management principles (“don’t motivate, trust & don’t work, have fun”), it sounds logic to me ask them what they wanted. I received some interesting proposal for fun actions… but also restrictive ones, telling me that the team wasn’t mature enough for some kind of team activities. Regarding the content of the agenda, the answers were “a bit” disappointing.
Indeed, the answer to the question “what do you want to discuss” was… nothing.
Doh. Wow. Nothing. N.O.T.H.I.N.G… I was speechless.
There were 2 suggestions however. Yes! 2 suggestions. Ok… Let’s see.
- Organize a physical mailbox so we can write suggestions on paper and put them anonymously in the mailbox.
- It’s annoying to observe colleagues surfing on the net the whole day long while some others are obviously overloaded.
I wans’t speechless. I was knock-out.
Geee. I’m repeating for more than one year now that trust, transparency and respect are the foundations of my leadership style. I had to face that I was quite wrong in my way of making these values live in our team.
So… what to do? It took me evenings, nights, days and weekends to think about the problem. Yesterday evening, I hadn’t any slide ready. My ideas were totally confused. What to do? What to do? And suddenly I made my mind. I’ll be honest to my team and tell them the truth. I’d tell them that I was sad, confused and idealess. My colleagues are adults. They can hear what I have to tell them.
And that’s what I did. 11 am. The meeting started.
I sat on the table, alone in front of 35 team mates. I told them how sad I felt that they couldn’t notice how much I appreciate transparency and trust. I told them that I would NEVER be angry about anybody criticizing my way if leading as long as it was done with respect. But I would be angry to not be told what was wrong. I told them that I’m a big girl. I can hear what they have to tell me. I told them I’d love transparency in our communication.
I also told them that I’m aware that we can’t be 100% efficient the whole day long, the whole week long, the whole month long, the whole year long. People who pretend otherwise are liars. Everybody needs breaks and resting time. It’s normal to chat, to surf on the net, to play a game, … But I can’t accept that someone who’s playing the whole day long is not telling her/his boss that he/she finds her job boring or that he/she has nothing to do. I can’t accept that the workless colleague is not proposing help to his/her colleagues. So I asked these people to spontaneously manifest his/her unhappiness and come to discuss it with me. Together we can find a solution, within or outside the team. But we need to find a solution.
And I told them that my goal wasn’t to manage, but to love them. As I love my friends. As I love my family. I don’t change my brain, I keep my heart once I pass the office entrance each morning. I don’t become another “me”. I am who I am. And I try to do my best. My goals are to make them happy, to make them proud of being a part of our team.
So I asked them to write on a post-it what was the biggest achievement since during this first quarter. And I collected these post-its, asking the writer to share it with the team. Two colleagues had nothing to mention. Nothing to be proud of. I felt terribly sad for them but I didn’t show. The others were really enthusiastic about sharing personal successes, progresses, … It was good to hear. Positive thinking is key.
Then I asked them to write their most important objective of the year. Same process. Some objectives were really personal like succeeding in promotion exams, … but most of them were linked to team objectives. And it helped me to emphasize on objectives that are really strategic to our team.
I concluded by telling them the truth. My objective is ti help them to succeed in their objectives. I am not a boss. I am a facilitator. A guide. A support. I am there for them and for the organization. Not for me.
Last exercise. I asked them to write one and only one name on a post-it that I collected without reading them. I put them on a white board, clustering the given names. The question was : “who is the colleague who deserve the more our recognition for what he/she did this first quarter”. A few names were mentioned… and the winner got a gift voucher of 100€. A small gift for a big commitment and a team recognition.
And this afternoon, I got reactions. Very nice emails, telling me how (re-)motivated and happy my colleagues are. And you know what? They made me happy.
My way?
Don’t manage. Love.
Don’t work. Have fun.
Don’t complain. Innovate.
Don’t think. Think “sustainable”
Don’t motivate. Trust.
Spread happiness around you!
Mood of the day – All you need is love (The Beatles)
Posted by missphilomene in In English, Mood of the day on February 14, 2011
Ok, ok. Wet wet wet sang it very well also. “I feel it in my fingers, I feel it in my toes. Love is all around me and so the feeling grows”. We are on February 14th and for sure everybody on this planet wants to share with you their warmest feelings of happiness, joy and true love. Everybody? Not sure. At least, today, I had some very performing energy suckers who ruined my day. And they did it perfectly. So how to react with professionalism (even more when you’re a top executive working in a dynamic office)?
Calm down, cool, zen.
First of all, take a deep deep deep breath. Stay cool in front of adversity. Yep, I know. Easy to say. This is the whole difference between practice and theory. Anyway, once you are calmed down you are able to think. Looking angry in front of your troops can also ruin their day and you cannot afford such behaviour if you want to remain credible and reliable. If necessary, go outside to take some fresh air. Put your headphones and Sia’s “breathe me”. Go to the restroom to scream. If you’re lucky and you have a gym into your office, head up and smash the punching ball. Drop a line on Facebook so you can ask for a little help from your friends. Do something. Do anything until you feel under control.
Connect your neurons.
Then think. Are these energy suckers acting really against YOU. I mean, you personnally? If so, well… set up an action plan to eliminate the issues. It’s a matter of life or death. Don’t let the problem come more than 3 times on your plate in order to avoid any feeling of being disgusted. More and more disheartened. Forever.
And if you cannot do anything against what’s deeply hurting your harmony, change something in YOU. Change your environment. Change your way of life. Change, change, change.
Conclusion of my day
I took 227 deep breaths. I listened 132 times to Sia. I left the office really early today to avoid any bad decisions. I finally found some comfort in my friends’posts and texts. I found relaxation in cooking pancakes. I found smile watching this: http://www.youtube.com/watch?v=zTNZgwZsrq0.
Yes, it’s Valentine day. What would be the world without love? All we need is love.
Happy Valentine day to all of you.
Mood of February 2, 2011 – No more words (Anna Calvi)
Posted by missphilomene in En français, Mood of the day on February 2, 2011
Speechless… No more words.
Note positive tout d’abord. Le 2ème titre – No More Words – du tout nouvel album d’Anna Calvi (album du même nom http://www.myspace.com/annacalvi) est tout simplement digne d’une B.O de Tarantino. Du haut de ses 22 ans, elle a été définie comme un des sons de 2011 par la BBC. Pas mal. Plutôt même très très bien. Ecoute live possible au Bota le 9 février…
Speechless. No more words, disais-je donc. C’est plutôt l’humeur du jour, d’hier, d’avant-hier… enfin des jours qui nous séparent de la rencontre au sommet Belgique – Hollande. Je ne m’en remets pas, mon body non plus et donc ça se traduit par une sérieuse infection des voies respiratoires. Repos forcé, tournage en rond, petit vélo qui tourne… ce n’est jamais très positif. Pourtant j’essaye… mais force est de reconnaître que je suis très (très très très) mauvaise à cet exercice.
No more words donc, pour qualifier la malhonnêteté intellectuelle (spéciale dédicace hollandaise). Pour qualifier l’escroquerie à l’égard de ceux qu’on dit avoir aimés (même dédicace). Pour qualifier l’égocentrisme (trop de monde à citer). Pour qualifier le manque d’intérêt sincère à l’égard de ses contemporains (on est à l’échelle de la planète). Pour qualifier la bêtise humaine (heu… quelqu’un se sent concerné, sachant qu’on est tous le con d’un autre?). Pour qualifier ce qui me révolte et contre lequel je n’arrive pas à lutter (ô lâcheté personnelle).
Donc, avant que je ne passe aux armes de destruction massive (un brin de cynisme, un mot malheureux, 4 vérités qui se perdent, un bon clash et une permission d’envoyer balader son monde), je respire et j’écoute Anna Calvi.
Et je me motive à passer ensuite à une bonne Gonzpiration (Haaa, Chilly, plus que 1 fois dodo). Ca, ça va me remettre de bonne humeur. Rien ne résiste à Chilly : http://www.youtube.com/watch?v=Ix0_hDY7ryY



